Désigné meilleur joueur du mois de septembre en Ligue 2 sur les sites de l'UNFP, France Football, Eurosport et RMC avec 58 % des suffrages devant Cédric Lecluse (31 %) et Guillaume Hoarau (11 %), Thomas Dossevi confirme qu'il a fait le bon choix en rejoignant Nantes cet été après avoir été en contact avec des clubs anglais. Auteur de 5 buts en 8 matches depuis son arrivée, le Togolais est comblé par ce trophée qui lui sera remis par France Football vendredi à l'occasion de Nantes-Troyes. Et ravi de pouvoir évoluer comme attaquant axial et non plus milieu droit comme à Valenciennes.
« Thomas, vous avez été élu meilleur joueur de septembre de L2, qu'éprouvez-vous ?
C'est un honneur, je suis très content. Je remercie tous ceux qui ont voté pour moi. Je remercie également mes coéquipiers qui m'ont aidé à être performant sur ce mois, et ma famille. J'espère refaire des mois aussi excellents que septembre. Je n'y croyais pas du tout, je pensais que Hoarau serait désigné. Ca fait vraiment plaisir, c'est un premier trophée individuel. Ca fait chaud au coeur et ça donne envie de se défoncer. C'est dans mon tempérament, j'essaie toujours de donner le meilleur.
Comment expliquez-vous ce très bon début de saison avec Nantes ?
J'ai tout fait pour me préparer au mieux à Valenciennes. J'ai toujours affiché mon intention de partir au début de saison donc je me suis préparé en tant que tel. En accord avec les dirigeants valenciennois, j'ai « boycotté » le stage au Touquet et à partir de là, j'ai décidé de me préparer avec la réserve pour pouvoir faire des essais. Au départ, mon objectif était de partir en Angleterre puis j'ai eu cette proposition de Nantes qui était très intéressante. Le choix a été judicieux, je remercie les dirigeants et les joueurs avec qui je joue en ce moment de m'avoir accueilli et de m'avoir mis dans les meilleures dispositions.
Vous aviez donc plusieurs propositions en Angleterre, pourquoi avoir finalement opté pour Nantes ?
Nantes, c'était du concret, du réel. Et puis, j'en avais un petit peu marre d'attendre. J'avais eu aussi de bons échos venant de Kombouaré. Nantes, c'était un gros challenge qui m'intéressait et, dans ma tête, je ne pouvais pas passer à côté de ça.
« Jouer dans l'axe correspond plus à mes qualités »
Cinq buts en huit matches depuis votre arrivée, vous attendiez-vous à ça ?
Je savais que j'avais des qualités de buteur. J'ai une grosse dynamique et j'espère que je vais continuer à surfer sur cette vague-là toute la saison en touchant du bois, en n'étant pas blessé. Avec l'élimination du Togo en vue de la CAN, je vais pouvoir me consacrer entièrement à mon club et pouvoir tout donner, essayer de marquer un maximum, de faire des passes décisives.
Visez-vous le classement des buteurs ?
Oui, comme tout attaquant. De la concurrence aussi en club avec Bagayoko (6 buts) ? Il n'y a jamais eu de mauvais choix, personne ne va pas ne pas se passer le ballon, ça se passe dans un super état d'esprit, on est dans un bon groupe. C'est une bonne stimulation, ça pousse au dépassement de soi. Et il y a un gros turnover.
Vous vous entendez bien avec Bagayoko, comment l'expliquez-vous ?
On a des qualités différentes. Il est grand, puissant avec le ballon. Moi, je suis plus appel sans le ballon. Donc je prends les espaces qu'il ne prend pas. Il culmine à 1,90 m donc il prend les ballons de la tête en déviation et au final, on arrive à être complémentaires. On l'est aussi avec les autres attaquants. Chacun a des qualités différentes, que ce soit Goussé, Keserü. Ce sont des joueurs de qualité et tout le monde arrive à tirer son épingle du jeu.
A Nantes, vous êtes également ravi car vous jouez dans l'axe et non pas à droite comme à VA...
J'ai une formation d'attaquant. Je suis un pur attaquant. J'ai fait trois ans milieu droit parce que j'avais ces possibilités-là. Mais c'est vrai que j'ai moins les qualités d'altruisme qu'un joueur comme Isabey par exemple. Je suis attiré par le but. Au final, dans le haut niveau, ce qu'on regarde, c'est le travail défensif pour un milieu ainsi que l'apport offensif avec des passes décisives. Et moi, je suis plus un finisseur. Jouer dans l'axe correspond donc plus à mes qualités.
Avec cinq victoires de rang, Nantes reste sur deux nuls (0-0), est-ce inquiétant ?
Non, je ne crois pas. Les matches rapprochés ne sont pas faciles à gérer. En plus, ce match contre Dijon arrivait juste avant une trêve de quinze jours. Il y a peut-être eu un relâchement inconscient. On va remettre un petit coup de collier puis continuer à bosser. Je trouvais que l'équipe s'était améliorée dans le jeu mais c'est vrai qu'on a petit peu moins de réussite que précédemment. On était un peu moins bien sur certains matches mais on parvenait quand même à mettre le ballon au fond. Là, on a eu moins de réussite. Il manquait le dernier geste contre Gueugnon et on a eu aussi un petit coup de mou physique à Dijon.
Vous n'éprouvez pas de regrets de ne plus être en Ligue 1 ?
Non, pas du tout. Quand je prends une décision, c'est mûrement réfléchi. Dès le début de la préparation, je savais déjà ce que je voulais faire. Il n'y a pas du tout d'amertume, j'ai toujours plaisir à aller voir Valenciennes, j'ai toujours de très bons contacts avec mes potes. »