Près de deux ans après son départ de Monaco, Emmanuel Adebayor n'est plus le même homme. Assagi et épanoui, il s'affirme à la pointe de l'attaque d'Arsenal.
Francis De Taddeo n'a pas toujours été à la traîne. En d'autre temps, l'entraîneur messin eut même beaucoup d'avance. « Concernant Emmanuel, j'avais tout prévu, rigole-t-il. Un jour, nous nous étions assis dans la salle de musculation, je me souviens parfaitement de la scène. Manu devait avoir 18 ou 19 ans. On a pris une feuille, et on a imaginé son plan de carrière idéal. Je lui ait dit de rester encore un peu à Metz, et ensuite de partir dans un grand club français. Monaco me semblait le club parfait pour progresser. Ensuite, je le voyais faire comme Pires, rejoindre Arsenal et grandir avec Arsène Wenger. »
Nous y sommes. Emmanuel Adebayor a 23 ans, il ne ressemble plus au gamin de 19 ans, expulsé en demi-finale de la Coupe de la Ligue pour un croche patte puéril sur le sochalien Isabey. « A cette époque-là, c'était un gamin dans sa tête », se souvient son entraîneur de l'époque Jean Fernandez. Celui-ci lui présidait alors un funeste destin : « Il vient nous faire sa star du haut de ses dix-neuf ans ! S'il pense jouer à la Juventus la saison prochaine, ce sera plutôt la Juventus de Badalone ! » « J'ai beaucoup souffert de cette phrase, se souvient aujourd'hui Adebayor. Longtemps on m'a parlé de cette phrase, ça m'a suivi. Jean aurait dû me dire les choses en face. Mais je le méritais. Je sais que j'ai fait des bêtises à une certaine période. Je n'étais pas toujours irréprochable dans mon comportement. J'étais jeune. »
Il a bien grandi. Après Metz, Monaco, il s'impose aujourd'hui à Arsenal. Le départ de Thierry Henry, l'été dernier, l'a libéré, il en convient : « Je ressentais la pression. Jouer à côté de Thierry, l'un des meilleurs joueurs du monde, ce n'est pas toujours évident. Tu as un peu peur de mal faire, de perdre le ballon. Pour que je m'adapte, il a fallu du temps. Alors oui, le départ d'Henry m'a libéré, d'une certaine façon. J'ai pris plus d'importance dans le groupe. Et tout le monde a pris des responsabilités cette saison. On est libéré. Tout le monde prend beaucoup du plaisir. Arsène insiste beaucoup là dessus, sur le plaisir de jeu. Marquer ce n'est pas le plus important, il faut que je m'intègre dans le jeu de l'équipe, que je fasse jouer les autres. »
Au point de les regarder faire, parfois. Contre Prague (7-0), il y a quelques semaines, Adebayor s'arrêta de jouer alors que le ballon était à l'autre bout de terrain. « Ça a duré quelques secondes, j'ai regardé autour de moi et je me suis dit que j'étais au bon endroit ! »
Francis De Taddeo n'a pas toujours été à la traîne. En d'autre temps, l'entraîneur messin eut même beaucoup d'avance. « Concernant Emmanuel, j'avais tout prévu, rigole-t-il. Un jour, nous nous étions assis dans la salle de musculation, je me souviens parfaitement de la scène. Manu devait avoir 18 ou 19 ans. On a pris une feuille, et on a imaginé son plan de carrière idéal. Je lui ait dit de rester encore un peu à Metz, et ensuite de partir dans un grand club français. Monaco me semblait le club parfait pour progresser. Ensuite, je le voyais faire comme Pires, rejoindre Arsenal et grandir avec Arsène Wenger. »
Nous y sommes. Emmanuel Adebayor a 23 ans, il ne ressemble plus au gamin de 19 ans, expulsé en demi-finale de la Coupe de la Ligue pour un croche patte puéril sur le sochalien Isabey. « A cette époque-là, c'était un gamin dans sa tête », se souvient son entraîneur de l'époque Jean Fernandez. Celui-ci lui présidait alors un funeste destin : « Il vient nous faire sa star du haut de ses dix-neuf ans ! S'il pense jouer à la Juventus la saison prochaine, ce sera plutôt la Juventus de Badalone ! » « J'ai beaucoup souffert de cette phrase, se souvient aujourd'hui Adebayor. Longtemps on m'a parlé de cette phrase, ça m'a suivi. Jean aurait dû me dire les choses en face. Mais je le méritais. Je sais que j'ai fait des bêtises à une certaine période. Je n'étais pas toujours irréprochable dans mon comportement. J'étais jeune. »
Il a bien grandi. Après Metz, Monaco, il s'impose aujourd'hui à Arsenal. Le départ de Thierry Henry, l'été dernier, l'a libéré, il en convient : « Je ressentais la pression. Jouer à côté de Thierry, l'un des meilleurs joueurs du monde, ce n'est pas toujours évident. Tu as un peu peur de mal faire, de perdre le ballon. Pour que je m'adapte, il a fallu du temps. Alors oui, le départ d'Henry m'a libéré, d'une certaine façon. J'ai pris plus d'importance dans le groupe. Et tout le monde a pris des responsabilités cette saison. On est libéré. Tout le monde prend beaucoup du plaisir. Arsène insiste beaucoup là dessus, sur le plaisir de jeu. Marquer ce n'est pas le plus important, il faut que je m'intègre dans le jeu de l'équipe, que je fasse jouer les autres. »
Au point de les regarder faire, parfois. Contre Prague (7-0), il y a quelques semaines, Adebayor s'arrêta de jouer alors que le ballon était à l'autre bout de terrain. « Ça a duré quelques secondes, j'ai regardé autour de moi et je me suis dit que j'étais au bon endroit ! »