Ligue 2. FC Nantes - Grenoble, lundi (20 h 30). L'attaquant togolais Thomas Dossevi frappe à la portedu groupe après quatre mois d'absence.
La soupe est déjà froide depuis belle lurette quand Thomas Dossevi pousse les portes du centre de la Jonelière. Le bonhomme aime s'attarder sur la table de massage. Jeans dernier cri, tee-shirt fashion victime, les verres fumés, le cheveu bien rangé à coups de gel. Toujours cette parfaite allure de mannequin, avec ce mètre quatre-deux sous la toise. « Il faut savoir faire la part des choses. Le foot m'a beaucoup apporté. Déjà une condition physique, un état d'esprit et le fait de côtoyer des gens fabuleux, avec des valeurs. Après, on a un vestiaire très fringue. Peut-être un effet de mode. Pour ma part, j'ai toujours aimé. »
Depuis quelques semaines, Thomas Dossevi est footballeur à part entière. Après une parenthèse de quatre mois. Le 7 décembre dernier, face à Amiens, l'attaquant nantais s'avouait vaincu durant la mi-temps. Une douleur récalcitrante aux adducteurs venait de se réveiller. « C'est clair, ça peut paraître long mais il s'agissait d'une pubalgie. À un moment, j'ai peut-être voulu reprendre trop tôt. À d'autres, certaines choses n'ont pas été adaptées, mais dans l'ensemble tout a été bien fait. Il fallait prendre le temps de se soigner. »
Jamais il n'avait été éloigné aussi longuement des terrains. « Un moment de labeur, de galère mais qui n'a rien à voir avec ce à quoi se trouvent confrontés Ronaldo ou Eduardo. Dans ce genre de moment, il faut chercher des ressources ailleurs, se détacher pour revenir plus vite, se reconcentrer sur soi, être à l'écoute de son corps, des docteurs, des kinés. »
« Je suis à 70-80 % de mes moyens »
À l'époque, son escapade jusqu'au Ghana avait fait l'objet de critiques de la part des techniciens. Lui avait osé un : « Si Arsenal laisse partir Adebayor, Nantes peut bien en faire de même ! » Des propos aujourd'hui jugés anecdotiques par l'intéressé. « En revanche, Adebayor s'est bien lâché depuis. J'ai encore du boulot ! » Lui sort tout juste d'un long tunnel. Sans brusquer les choses : « Je monte petit à petit en puissance. Je suis à 70-80 % de mes moyens. À disposition du coach et prêt à donner le maximum si je suis appelé à rentrer. »
Heureux mais pas exubérant. Soulagé mais pas totalement apaisé après une mi-temps de bonne facture et un ballon au fond des filets, dimanche dernier avec la réserve, face à Moissy-Cramayel. « Un petit but de raccroc. J'attends surtout le prochain en professionnel. » Pour l'instant, les statistiques ne donnent aucun frisson : cinq buts en 14 rencontres. Pour l'anecdote, tous marqués entre le 24 août et le 24 septembre. « Si j'arrive à revenir et à faire ce que j'ai accompli en début de saison, j'aurais gagné mon pari. »
Pour l'instant, il se refuse à effectuer le moindre bilan de son expérience nantaise. « Plus tard. La blessure a terni l'image de cette saison et constitué un coup d'arrêt. J'étais venu avec beaucoup d'espoirs. » Son jeu peut-il se marier avec la maison jaune ? « C'est un peu compliqué de répondre à cette question. Les automatismes n'ont pas vraiment eu le temps de se créer. Je sais ce que je dois changer dans mon jeu, mais je préfère le garder pour moi. Je peux simplement dire que j'ai beaucoup à apprendre quand je regarde le jeu de tête de Nicolas Goussé. »
Encore lié pour deux saisons avec Nantes, Thomas Dossevi, 29 ans depuis jeudi dernier, remet son futur entre les mains des décideurs. « Si on veut que je parte, je partirai. Si on veut que je continue, je resterai. Ça dépend des dirigeants, du coach. » Pour l'instant, au titre de ses expériences en L2 à Châteauroux, Reims et Valenciennes, l'international togolais se fait l'avocat d'une équipe en passe de monter mais souvent critiquée. « Franchement, il ne faut pas s'attarder sur la qualité du jeu. On peut dire ce qu'on veut, si on monte, on aura réussi. »
Christophe DELACROIX.
source: Ouest-France
La soupe est déjà froide depuis belle lurette quand Thomas Dossevi pousse les portes du centre de la Jonelière. Le bonhomme aime s'attarder sur la table de massage. Jeans dernier cri, tee-shirt fashion victime, les verres fumés, le cheveu bien rangé à coups de gel. Toujours cette parfaite allure de mannequin, avec ce mètre quatre-deux sous la toise. « Il faut savoir faire la part des choses. Le foot m'a beaucoup apporté. Déjà une condition physique, un état d'esprit et le fait de côtoyer des gens fabuleux, avec des valeurs. Après, on a un vestiaire très fringue. Peut-être un effet de mode. Pour ma part, j'ai toujours aimé. »
Depuis quelques semaines, Thomas Dossevi est footballeur à part entière. Après une parenthèse de quatre mois. Le 7 décembre dernier, face à Amiens, l'attaquant nantais s'avouait vaincu durant la mi-temps. Une douleur récalcitrante aux adducteurs venait de se réveiller. « C'est clair, ça peut paraître long mais il s'agissait d'une pubalgie. À un moment, j'ai peut-être voulu reprendre trop tôt. À d'autres, certaines choses n'ont pas été adaptées, mais dans l'ensemble tout a été bien fait. Il fallait prendre le temps de se soigner. »
Jamais il n'avait été éloigné aussi longuement des terrains. « Un moment de labeur, de galère mais qui n'a rien à voir avec ce à quoi se trouvent confrontés Ronaldo ou Eduardo. Dans ce genre de moment, il faut chercher des ressources ailleurs, se détacher pour revenir plus vite, se reconcentrer sur soi, être à l'écoute de son corps, des docteurs, des kinés. »
« Je suis à 70-80 % de mes moyens »
À l'époque, son escapade jusqu'au Ghana avait fait l'objet de critiques de la part des techniciens. Lui avait osé un : « Si Arsenal laisse partir Adebayor, Nantes peut bien en faire de même ! » Des propos aujourd'hui jugés anecdotiques par l'intéressé. « En revanche, Adebayor s'est bien lâché depuis. J'ai encore du boulot ! » Lui sort tout juste d'un long tunnel. Sans brusquer les choses : « Je monte petit à petit en puissance. Je suis à 70-80 % de mes moyens. À disposition du coach et prêt à donner le maximum si je suis appelé à rentrer. »
Heureux mais pas exubérant. Soulagé mais pas totalement apaisé après une mi-temps de bonne facture et un ballon au fond des filets, dimanche dernier avec la réserve, face à Moissy-Cramayel. « Un petit but de raccroc. J'attends surtout le prochain en professionnel. » Pour l'instant, les statistiques ne donnent aucun frisson : cinq buts en 14 rencontres. Pour l'anecdote, tous marqués entre le 24 août et le 24 septembre. « Si j'arrive à revenir et à faire ce que j'ai accompli en début de saison, j'aurais gagné mon pari. »
Pour l'instant, il se refuse à effectuer le moindre bilan de son expérience nantaise. « Plus tard. La blessure a terni l'image de cette saison et constitué un coup d'arrêt. J'étais venu avec beaucoup d'espoirs. » Son jeu peut-il se marier avec la maison jaune ? « C'est un peu compliqué de répondre à cette question. Les automatismes n'ont pas vraiment eu le temps de se créer. Je sais ce que je dois changer dans mon jeu, mais je préfère le garder pour moi. Je peux simplement dire que j'ai beaucoup à apprendre quand je regarde le jeu de tête de Nicolas Goussé. »
Encore lié pour deux saisons avec Nantes, Thomas Dossevi, 29 ans depuis jeudi dernier, remet son futur entre les mains des décideurs. « Si on veut que je parte, je partirai. Si on veut que je continue, je resterai. Ça dépend des dirigeants, du coach. » Pour l'instant, au titre de ses expériences en L2 à Châteauroux, Reims et Valenciennes, l'international togolais se fait l'avocat d'une équipe en passe de monter mais souvent critiquée. « Franchement, il ne faut pas s'attarder sur la qualité du jeu. On peut dire ce qu'on veut, si on monte, on aura réussi. »
Christophe DELACROIX.
source: Ouest-France